En moi sommeillera pour toujours
Cet être angoissé, lâche, peureux.
Malgré l'humain que j'adopte chaque jour,
Je garde cet esprit ombrageux.
J'avance! Moi qui me plains du retrait
Que je subis à cause de ma pleutrerie.
Je suis même drôlement stupéfait
Que ma timidité ne soit pas seul maître de cette comédie.
Ces belles demoiselles, aux tiges charmantes
Et aux pétales d'un grenat si attrayant,
Demandent Amour et Soin, sans un seul tourment.
Fragiles beautés, libres, elles sont si appétissantes...
Une, parmi ces roses amoureuses,
M'envoi par son lent souffle embaumé
Son doux parfum qui curieusement atténue ma morosité.
Fièrement j'apprécie, ma mélancolie en devient joyeuse.
Je me sens vivre, pour la première fois je suis utile.
Mes plaintes s'évanouissent dans cette joie jadis futile
Qui me conquiert tel un poison.
Je désire que cette brise ne rencontre aucun cloison.
Une voix, douce, s'installe dans mon esprit préoccupé
Et me chante magnifiquement: « Bonjour, être particulier ».
Ce chant éteint ces flammes enragées que je subis,
Ces bruits ne sont plus que vieillit.
Mes attentes et espérances sont récompensées.
Je souris à cette humble libéralité
Inattendue. Cette Grâce m'a magnifiquement comblé,
Et désormais je suis voué à cette immobilité.
Que faire? Je suis bloqué à cause de cette magnifique.
Et de cette extrême perfection magique,
Mes larmes, capricieuse, s'invitent à ce rendez-vous inespérée.
Quelle Inhumanité!
Je fuis cette splendeur qui ranime ma vie,
Le parfum de celle qui allait devenir ma douce dulcinée
Se meurt lentement, pour y laisser les regrets.
Cette fleur doucement se flétrie.

