Sincèrement ... Pourquoi êtes-vous la mademoiselle?
Sans vouloir vous vexer, votre présence n'est pas essentielle
Pas même ce désespoir que vous nous transmettez continuellement
Telle une maladie contagieuse, transmise aisément
On s'approche de la fenêtre et on aperçois tristement
La pluie battante sur les carreaux impuissants
Les branches d'arbres dénudées, ballotées par le vent
On marche dans la rue, fantasmant sur des personnages inexistant
Et sur ceux qui ont encore la force d'y croire, même vainement
Quelques pas plus loin, on se retrouve avec un décor familier
Des photos, des souvenirs, des livres poussièreux
Et cette pluie, qui rend nos sourires malheureux
Quelques heures d'évasion pour un douloureux retour à la réalité
Une guitare, ornait le mur dans ce paysage gris
Ces vieilles cordes apportaient encore une mélodie
Et on recommence à rêver, d'amour et d'un monde meilleur
On l'imagine avec beaucoup de visages, enchanteurs
Celui d'une écolière pour qui notre amour restera à jamais inavouée
Ou celui d'une actrice de cinéma venue de loin qu'on ne peut imaginer
Beaucoup de visages pour une même sensation de l'esprit
Une espèce de douce chaleur
Mais tout ceci n'est qu'un rêve, cette évasion, une porte de sortie
A quoi bon? il sera toujours la, ce malheur
On essaye de s'inventer des idéaux que l'on juge beaux
Et on essaye désesperement d'y croire
On se convainc petit à petit qu'ils ne peuvent être faux
Et on se trouve de nouveau héros
On se dit alors qu'on a eu raison de croire en une chimère
Mais on oublit malheureusement qu'elle n'était qu'une illusion
Voila maintenant que le printemps fait son apparition
Les bourgeons naîssent dans les verts branchages
Les papillons volent par milliers le feuillage
On se met à croire à la vérité
Pas celle que l'on connaît, ou celle que l'on va s'enseigner
Mais la vraie vérité, celle que l'on ne peut trouver
Mais on se rend compte par nos propres mensonges
Que tout n'est qu'illusion, sans aucun subterfuge
Dame Mélancolie, je comprends votre haine
Ayez-pitié, et laissez notre vie seraine! |