Je me suis réveillé, pour la première fois sans fatigue,
Au coeur d'un débat entre ces garrigues.
Traditionnellement, je m'attends à un rêve moqueur.
Je l'ai obtenu, plus que réel il est, meurtrière sera ma douleur
Pour cette énième fois, j'ai été vaincu par mon obstination.
A quand cette fameuse rencontre avec Mlle Abnégation?
Autour, ces édifices de quartz et de zircon, ces galets,
Grâce du ciel, apportent vie et sérénité
A cette contrée comblée de bonté, et de somptuosité.
Les cieux nus offrent eux les couleurs belles à cette bien-aimée.
Une lumière uniforme se dégage de ses attractives rayonnées,
Semblable à une aurore
Condamnée à être enfouie et admirée comme un trésor
La flore, belle, illumine de ses roses blanches cet univers de gaieté.
Elle propage la berçante mélodie qui atténue la morosité,
Tel le doux parfum de sa merveilleuse dulcinée
L'air intervient, et se répand à travers tous ces esprits
Pour leur donner cette sensation qu'ils ne peuvent avoir : La Vie
Ce zéphyr entame le chant vital, le choeur s'empresse de suivre le chef d'orchestre
Qui de ses gestes grandioses, sème d'infinis joie et félicités,
Tel un maître sylvestre.
J'admire cette fabuleuse virtuosité!
La licorne, guérisseuse, octroye soin et sourire
Pour une prospérité fière, sans aucun repentirs.
La colombe, envoûteuse, céde ses milles et une météore
Pour un bonheur en soie, telle une pépite d'or.
Un étrange halo enferme cette cour solitaire
Telle une aurore autoritaire.
Elle est formée de nuages purs arrosants à son gré son île célibataire
La féerie est devenue mienne, pour un bref moment,
La bulle est attirée par les rayons du gradien ardent.
Elle avance, inconscient, espérant un jour l'atteindre définitivement
La brise m'emporte, au dessus de cette prairie papillonnée,
Je suis une feuillée.
Je profite, ris, m'émerveille,
Et parmis ces chants ludiques auxquelles sont charmées mes oreilles,
Un cri brutal de haine interrompt cette unique merveille,
Je me réveille. |