Lui... Il m'en aura donné du courage!
Bien que triste soit son image,
Son fort intérieur reste sacré,
Est-ce donc un petit être ordinaire?
Ai-je le droit de chantonner le chant de la Morosité
Pour ainsi l'exprimer? Je souhaiterais tant m'en défaire...
Assis, cet enfant pleure. Sa tristesse,
Plus grande que les pouvoirs d'une Comtesse,
Atteint mon cœur, et suscite ce mécanisme des larmes
Retenu au fin fond de mon corps, jusqu'à présent inemployé.
Une première! Mon cœur a pleuré.
Serait-ce mon authentique et seul arme?
Cet enfant, qui pourtant supplie le Ciel,
Contemple le monde qu'il conçoit dans son imagination.
Arcs-en-ciel immenses, cieux rosés, et terres de séduction.
Un univers réclamé sans aucuns partiels.
C'est ainsi qu'il sourit,
Le bonheur se reflète sur son visage, il s'épanouit.
La solitude semble l'accompagner pour la vie.
J'ai subitement envie de sourire
Et le suivre dans son unique plaisir,
Mais impuissant, je ne le fais guère,
Je suis comme emprisonné dans la pierre.
Je le regarde, le fixe tristement,
Et j'entends le vent sifflé. Etrangement,
Il s'introduit dans ma tête et m'insuffle cet air mélancolique.
Tout me parait si prosaïque...
Je sens mes doigt qui s'effondre, je suis possédé
Par ce sentiment d'impuissance, et de légèreté,
Que seul mon utopique Amour, cette douce rose, ma bien-aimée,
M'avait gentiment cédé.
Son sourire s'éteint,
Il se tourne vers moi, et me lance un regard profondément obscur.
Je tente de déceler ses secrets dans ses yeux, en vain.
Son trésor est en lieu sûr.
Les souvenirs réapparaissent à leurs grés.
Et c'est reparti pour l'adolescence tant redouté.
Amour, colères, larmes... Si familier au présent,
Si effrayant...
Des livres poussiéreux, des feuilles de poèmes tassées,
Et je recommence à rêver d'amour et d'amitié.
Plus loin encore, mon enfance.
Je contemple les cieux, et m'imagine un monde magique.
Mes arcs-en-ciel, mes déesses, et ma propre romance,
L'exemple même d'un univers féérique.
Ma naissance, elle, est une révélation.
Je me vois m'imaginer mes futurs aberrations.
Mes cris et mes pleurs en furent la preuve.
Ma destinée allait être une véritable épreuve.
Un hasard?
Ce rendez-vous avec cet enfant secret
A brusqué la tombée de mes pleurs, mais empourprés.
Il détourne son regard.
Cet enfant, qui pourtant est protégé par les anges
Est piégé , et privé d'un quelconque bonheur.
Mais ma seule et véritable erreur
A été de réclamer des vœux aux archanges.
L'avenir est mystérieux. Cet enfant n'existe pas.
Mais dans cette réalité inévitable que je subis,
Il s'apprête à lancer des paroles dont je ne peux dire oui.
De sa voix innocente, il m'adresse:" Bonjour Moi".
Bien que triste soit son image,
Son fort intérieur reste sacré,
Est-ce donc un petit être ordinaire?
Ai-je le droit de chantonner le chant de la Morosité
Pour ainsi l'exprimer? Je souhaiterais tant m'en défaire...
Assis, cet enfant pleure. Sa tristesse,
Plus grande que les pouvoirs d'une Comtesse,
Atteint mon cœur, et suscite ce mécanisme des larmes
Retenu au fin fond de mon corps, jusqu'à présent inemployé.
Une première! Mon cœur a pleuré.
Serait-ce mon authentique et seul arme?
Cet enfant, qui pourtant supplie le Ciel,
Contemple le monde qu'il conçoit dans son imagination.
Arcs-en-ciel immenses, cieux rosés, et terres de séduction.
Un univers réclamé sans aucuns partiels.
C'est ainsi qu'il sourit,
Le bonheur se reflète sur son visage, il s'épanouit.
La solitude semble l'accompagner pour la vie.
J'ai subitement envie de sourire
Et le suivre dans son unique plaisir,
Mais impuissant, je ne le fais guère,
Je suis comme emprisonné dans la pierre.
Je le regarde, le fixe tristement,
Et j'entends le vent sifflé. Etrangement,
Il s'introduit dans ma tête et m'insuffle cet air mélancolique.
Tout me parait si prosaïque...
Je sens mes doigt qui s'effondre, je suis possédé
Par ce sentiment d'impuissance, et de légèreté,
Que seul mon utopique Amour, cette douce rose, ma bien-aimée,
M'avait gentiment cédé.
Son sourire s'éteint,
Il se tourne vers moi, et me lance un regard profondément obscur.
Je tente de déceler ses secrets dans ses yeux, en vain.
Son trésor est en lieu sûr.
Les souvenirs réapparaissent à leurs grés.
Et c'est reparti pour l'adolescence tant redouté.
Amour, colères, larmes... Si familier au présent,
Si effrayant...
Des livres poussiéreux, des feuilles de poèmes tassées,
Et je recommence à rêver d'amour et d'amitié.
Plus loin encore, mon enfance.
Je contemple les cieux, et m'imagine un monde magique.
Mes arcs-en-ciel, mes déesses, et ma propre romance,
L'exemple même d'un univers féérique.
Ma naissance, elle, est une révélation.
Je me vois m'imaginer mes futurs aberrations.
Mes cris et mes pleurs en furent la preuve.
Ma destinée allait être une véritable épreuve.
Un hasard?
Ce rendez-vous avec cet enfant secret
A brusqué la tombée de mes pleurs, mais empourprés.
Il détourne son regard.
Cet enfant, qui pourtant est protégé par les anges
Est piégé , et privé d'un quelconque bonheur.
Mais ma seule et véritable erreur
A été de réclamer des vœux aux archanges.
L'avenir est mystérieux. Cet enfant n'existe pas.
Mais dans cette réalité inévitable que je subis,
Il s'apprête à lancer des paroles dont je ne peux dire oui.
De sa voix innocente, il m'adresse:" Bonjour Moi".

